Texte Père  Grand-Père



 Cette lettre est pour Toi
 
 

Cette lettre est pour toi.

Toi, PAPA/PAPI que nous aimions,

Toi qui étais la joie de vivre,

Toi qui as pris soin de nous,

Toi qui nous as aidés tout au long

de notre existence, à transformer

nos peurs et nos erreurs

en bonheurs et rêves heureux.

Tu es le merveilleux exemple

de ce que bon nombre d’hommes devraient être.

PAPA/PAPI tu n'as jamais su à quel point

nous t'admirions et t'aimions,

laisse-nous simplement te dire

que tu es le meilleur, tu nous manqueras un peu, beaucoup, énormément, à l’infini.

 Il, notre Grand-Père
 
 

Nous l'avons tellement aimé 

Il était si heureux de vivre avec ceux qu'il aimait. 

Il était si heureux de laisser entrer le soleil dans sa maison et dans son cœur. 

 Il était si heureux des rencontres familiales. 

Il était si plein de tendresse et de délicatesse. 

Il était avec son sourire, sa gentillesse et son caractère. 

Il restera toujours parmi nous, 

Désormais, il y aura ton côté protecteur qui nous accompagnera dans nos vies 

Il y aura ton souvenir dans les pensées de tes petits-enfants. 

 A mon père 

Mon père, dont j’aimais le sourire si doux,
N’était pas le héros cité par la légende,
Ni le preux chevalier guerroyant sur la lande,
Mais son honnêteté lui tenait lieu de tout.
C’était l’homme disert, sans fureur ni bagout,
Celui qu’on respectait, dont l’estime était grande,
Et qui, par sens moral, sans qu’on lui demande,
Toujours de son labeur, prenait un soin jaloux.
Il vivait à l’écart de toute ternissure,
Et quand il la donnait, sa parole était sure,
Car il était d’un temps dont le moule est brisé.
Et, lorsqu’il s’en alla, par la vie épuisé,
Mon père nous laissa comme dernière image,
L’indicible beauté qui baignait son visage.
Que sa mémoire messagère ne nous soit jamais passagère.



 De Père en Père

 

À partir d'aujourd'hui, à partir de ce moment,

plus rien ne sera jamais comme auparavant ;

je vais revenir à la maison et redécouvrir tes outils.

C'est avec émotion que je les regarderai sur l'établi.

 

Mes doigts glisseront sur les manches polis

des images reviendront du temps où j'étais petit

je revois le jeune homme que tu étais, puis l'âge mûr,

puis le profil du senior, c'est vrai, vieillir c'est dur.

 

Mais pour ton enfant l'épreuve est encore pire.

Dans ses yeux, voir ses parents petit à petit partir

avec les rides, les cheveux blancs, un peu d'estomac

c'est un monde sacré qui peu à peu s'en va.

 

Moi aussi avec les années je suis devenu un Papa

et des yeux d'enfants me scrutent déjà comme cela.

J'ai quelques cheveux blancs et côté estomac ça va,

enfin du moins pour l'instant, plus tard on verra...

 

Je fais le grand mais tu sais, j'ai peur Papa :

mourir, laisser ma femme et mes enfants et tout ça

tout ce que tu as supporté, j'espère que j'aurai ta force

que je mériterai ton exemple, que la mort ne sera pas trop garce.

 

Je n'ai pas le droit de fléchir, dure logique de la vie.

Les obligations, les responsabilités, tout un ensemble qui t'habille

tu connais le refrain, le couplet, tu as si longtemps chanté.

Je compte désormais sur toi, j'en aurai bien besoin

pour que secrètement, au creux de mon oreille,

tu viennes parfois souffler un air ou des notes oubliées...