Poème et ballade

Ces mots sous forme de texte et de poèmes vous conduiront comme base ou comme récit pour rendre hommage à ces souvenirs d'une vie.


Hier, aujourd'hui, demain

 

Nous avions ensemble fait tant de choses

et voilà que maintenant tu nous quittes.

Nous avons mangé et bu avec toi,

avec toi nous avons partagé les soucis et les travaux quotidiens,

avec toi nous avons partagé tant de projets et tant d'espoirs.

Il y a tant de choses que nous aurions voulu faire ensemble.

Mais tout cela semble s'arrêter aujourd'hui

et ce n'est plus ensemble que nous allons réaliser ce que tu espérais.

Nous voudrions nous souvenir de toi,

continuer de travailler à tout ce que tu attendais,

à tout ce que tu espérais.

Comme un mur, la mort nous sépare de toi,

comme le souffle du vent qui balaie les obstacles.

Notre amitié, notre affection et notre espérance

s'en iront te rejoindre là où désormais tu nous attends.

Rire

 

Même si la tristesse nous serre aujourd'hui la gorge,

même si les yeux nous piqueront au moment

où sont corps devra être laissé aux mains d'une destinée inexorable,

armons-nous d'ores et déjà des meilleurs souvenirs.

 

Son sourire n' était-il pas ce qui amenait un peu de magie dans notre vie ?

Quand il est magnifique, le sourire révèle une âme splendide.

C'est le signe extérieur d'une beauté intérieure

qui vit en nous, et qui sans lui serait souvent invisible aux autres.

 

Le rire est une chose qui reste dans notre mémoire

bien après que nos yeux l'aient oublié.

Personne ne résiste à un sourire sincère.

Quand au rire, il est contagieux.

Mais il ne faut pas rire mécaniquement, et sans expression.

 

Le vrai rire tourne le dos au néant et fait avancer le monde.

Il préserve la santé des vieux comme celle des jeunes.

Il colore le laid avec des éclaboussures d'or et d'argent.

Il élève les humbles et brise les barrières sociales parfois stupides.

 

Nous qui entrons dans le deuil,

rappelons-nous que le rire, lui seul,

nous montrera les choses sous leur vrai jour.

Grâce à lui, en de fugitifs instants,

la mort perd le pouvoir de séparer ceux qui s'aiment.

 Tu nous manques 

 

Tes yeux sont fermés, ton visage est si lourd, 

figé dans l'au-delà depuis déjà trois jours. 

Avec qui partager les souvenirs d'autrefois ? 

La chaleur des vacances où nous allions parfois, 

nos jeux sur l'herbe tendre et le parfum des fleurs 

rires et pleurs, soir ou matin sur ton cœur, 

tant de joie qui se brise, de bonheur perdu, 

je ne peux croire que désormais tu n'es plus. 

 

La mort est injuste, je ne peux supporter 

car elle emporte le complice tant aimé. 

Ton regard parti, comment éviter la peur ? 

La mort me dépouille de toute ta chaleur. 

Pourquoi vole-t-elle un être aussi cher ? 

Ne plus pouvoir te parler et dès lors me taire 

quand rien ne peut changer la course du temps 

les mots sont trop faibles, le silence s'étend. 

 

Il faudra simplement continuer le chemin 

nos enfants dont je tiens ici encore la main 

vont partir et peu à peu vivre leur vie. 

Ils l'ont reçue de toi pour la transmettre aussi 

ce sera ton sourire à leurs propres enfants. 

 

Mais à tous tu manques déjà tellement... 

Le Voilier
 
 

Je suis debout au bord de la plage

un voilier passe dans la brise du matin

et part vers l'océan.

Il est beauté, il est la vie.

Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon

quelqu'un à mon côté me dit : « il est parti ! »

parti où ?

Parti de mon regard, c'est tout !

Son mât est toujours aussi haut,

sa coque a toujours la force de porter sa charge

sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un, près de moi, me dit :

« il est parti ! »

il y en a d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon

et venir vers eux s'exclament avec joie :

« le voilà ! »

la mort, c'est cela !!

L'amour ne disparaît pas

 

La mort n'est rien.

Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.

Je suis moi, vous êtes vous,

ce que j'étais pour vous, je le resterai toujours.

Donnez-moi le prénom que vous m'avez toujours donné.

Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.

N'employez pas un ton différent.

Ne prenez pas un ton solennel ou triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi.

Que mon prénom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été,

sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre !

La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié,

elle est toujours ce qu'elle a été.

Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de votre pensée

simplement parce que je suis hors de votre vie ?

Je vous attends.

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

 Paul CLAUDEL 

 Le dernier voyage

 

Lorsqu'il faudra partir pour le dernier voyage,

au grand livre du temps,

tout en bas de la page,

j'apposerai mon nom, clôturant une vie

où bonheur et chagrin furent parfois réunis.

Tu ne me verras plus, pourtant je serai là.

Fidèle comme une ombre attachée à tes pas.

Je serai près de toi dans l'allée du jardin,

allant l'un près de l'autre,

et la main dans la main.

Je serai dans la fleur que tu auras cueillie

dans la tiédeur du soir, quand la brise fraîchit.

Et je te parlerai lorsque chante le vent,

je serai dans la pluie qui fouette les auvents.

Je serai toujours là, lorsque la nuit tombée

les lumières du soir se seront allumées

si tu fermes les yeux, alors tu m'entendras

aujourd'hui et demain, je serai toujours là.

Quand je partirai...

 

Quand je partirai, libérez-moi, laissez-moi aller.

J'ai tant de choses à voir et à faire.

Ne vous attachez pas à moi à travers vos larmes.

Soyez heureux de toutes les années passées ensemble.

Je vous ai donné mon amour et vous pouvez seulement

deviner combien de bonheur vous m'avez apporté.

 

Je vous remercie pour l'amour que vous m'avez témoigné,

mais il est temps maintenant que je poursuive ma route.

Pleurez-moi quelques temps, si pleurer il vous faut.

Et ensuite, laissez votre peine se transformer en joie,

car c'est pour un moment seulement que nous nous séparons.

 

Bénissez donc les souvenirs qui sont dans votre cœur.

Je ne serai pas très loin, car la vie se poursuit.

Si vous avez besoin de moi, appelez-moi, je viendrai.

Même si vous ne pouvez pas me voir ou me toucher,

je serai près de vous.

 

Et si vous écoutez votre cœur, vous percevrez

tout mon amour autour de vous, dans sa douceur et sa clarté.

Le pouvoir des mots

 

Et quand vient le temps de l'absence, quand vient le temps du silence,

surgissent des mots qu'on voudrait partager avec celui qu'on a aimé.

 

Alors, seul face à l'infini, avec ces mots qu'on a pas dits,

ces mots que l'on ne dira plus, parce qu'avant, on n'avait pas su...

 

L'univers devient notre abri, ce grand ciel qui nous l'a pris,

cette terre qui s'est refermée en emportant tant de secrets,

 

Quelque part, si loin..., à côté, derrière l'invisible, une présence

une vie que l'on a partagée, remplie de mots et de silences.

 

Dans notre cœur, bien protégée, la place sera toujours gardée,

pour celui dont aujourd'hui l'absence, donne tant de sens à notre existence.

 

Alors, il n'est pas question d'un adieu ; après une vie bien remplie

c'est un nouveau départ, une autre vie,

vers d'autres mondes, vers d'autres cieux ; Le ciel écoutera tous nos mots.

 Adieu

 

Adieu, mes chers parents, mes amis précieux !

Je monte à Dieu, je monte à notre Père,

les combats sont finis, je sors de la misère,

et j'échange aujourd'hui la terre pour les cieux.

Essuyez par la foi les larmes de vos yeux,

bannissez de vos cœurs votre douleur amère.

 

Et si jamais pour moi votre amour fut sincère,

contemplez mon bonheur et soyez joyeux.

Ah ! Que mon sort est beau !

Qu'il est digne d'envie !

 

Je passe par la mort au séjour de la vie,

et ne perds, en mourant que la Mortalité.

Suivez-moi, par les vœux de l'espoir et du zèle :

la mort nous désunit pour un temps limité,

mais Dieu nous rejoindra dans la gloire éternelle.

 

Tu as beaucoup voyagé
  

 

Tu as beaucoup voyagé,
  

d'un coin à l'autre, tu allais où on t'envoyait. 

 Partout, tu t'es fait des amis, partout tu as laissé des souvenirs. 

Nous repensons aujourd'hui à cela. 

 

Mais aujourd'hui, c'est un autre voyage 

qui t'emmène loin de nous,dans un autre pays. 

 

Ce pays d'où personne ne revient, 

parce que c'est l'aboutissement de tous nos voyages 

de toutes nos courses et de nos recherches. 

 

Tu es parti vers ce pays mystérieux. 

 

Nous espérons te retrouver un jour, au terme de notre propre voyage. 

Quand nous parviendrons nous aussi, à cette maison où tu nous attends 

pour fêter ensemble le monde nouveau. 

La forêt d'étoiles

 

Dans la forêt d'étoiles
 Il n'y a pas de vent,
 Pas de tempête noire, 
 Ni d'orage grondant.
  
 Mais des branches qui tremblent, 
 Des feuilles, des fruits d'or, 
 Et des musiques d'anges
 Qu'on entend quand on dort. 
  
 Dans la forêt d'étoiles,
 Où rêvent les enfants,
 Il n'y a que du sable
 Chaque nuit qui descend.

Comme un arbre 


Comme un arbre, 
Nous te voulions invincible. 
Dans la tourmente, Tu nous tendais les bras, 
Comme pour nous protéger. 
Tu étais toujours si paisible. 
Comme un arbre, Tu as tissé des liens si forts, 
Noué des attaches si solides. 
Dans la nuit, tu nous donnais la main. 
Dans le silence, Tu nous ouvrais ton cœur. 
Aujourd’hui, les saisons te rappellent, 
Et nos chemins se croisent 
Sans jamais se quitter. 
Comme un arbre, Arque bouté, de la terre jusqu’au ciel, 
Les souvenirs reviennent, Racines de la vie.